Créer un SaaS éducatif en No-Code sans aucune compétence (mon build in public)

creer un saas éducatif

Créer un SaaS éducatif : Le guide complet pour automatiser votre parcours pédagogique

Introduction : Le problème qui coûte trop cher à votre temps (et à votre santé mentale)

Attention article hyper long^^ (cet article sera régulièrement mis à jour au fil de mes avancements)

Frustré par le taux d’abandon de mon ebook, j’ai décidé de faire quelque chose de radical.

Créer un parcours pédagogique aussi bon que je l’aurais souhaité pour mes propres apprentissages.

Un parcours où :

– Chaque étape a du sens

– Les quiz testent vraiment (pas juste remplir du temps)

– L’apprenant VOIT sa progression

– L’expérience donne envie, pas l’impression d’être traîné

Je ne dépends pas de Teachable, Moodle ou une autre plateforme. C’est ma logique pédagogique, ma structure, mes règles.

Aujourd’hui : MVP testé, fondements solides.

Demain : les formateurs et enseignants qui en ont marre des plateformes génériques pourront utiliser cette logique.

Parce que la pédagogie, c’est du design. Et le design, ça change tout… 🤓

Vous vous dites probablement : « Si seulement je pouvais automatiser tout ça. Mais ça coûte 5000€ et 3 mois de dev. »

Voici le truc : vous pouvez le faire vous-même. Et sans savoir coder.

Et spoiler : en le faisant, vous allez créer ce qu’on appelle un SaaS éducatif. Mais ce n’est pas le but. Le but, c’est de reprendre 7, 10, 15 heures par semaine. Le but, c’est que vos élèves retiennent vraiment.

C’est exactement ce que j’ai fait il y a quelques semaines. Et dans cet article, je vais vous montrer pas seulement comment, mais aussi pourquoi cette approche marche mieux que tout ce que vous avez essayé avant.

FAQ : Les questions que vous vous posez sur les SaaS éducatifs

Avant d’aller plus loin, clarifions les concepts clés. Si vous vous posez l’une de ces questions, lisez les réponses ci-dessous.

Qu’est-ce qu’un projet SaaS ?

SaaS signifie « Software as a Service » (logiciel en tant que service). Concrètement, c’est une application en ligne que vos utilisateurs accèdent depuis n’importe où, sans rien télécharger ou installer.

Gmail, Slack, Figma, Notion — ce sont tous des SaaS. Vous vous connectez, vous utilisez, c’est fini. Les données sont sauvegardées automatiquement sur les serveurs.

Un SaaS éducatif, c’est exactement la même logique, mais dédié à l’apprentissage. Une plateforme où vos élèves viennent apprendre, progresser, et reviennent régulièrement parce que le système crée naturellement une habitude.

Mon expérience personnelle : Quand j’avais mon ebook de 68 pièges grammaticaux, c’était un produit statique. Les gens l’achetaient, ils le lisaient une fois, et puis… silence radio. Pas de révision, pas de progression suivie, rien.

En transformant cet ebook en SaaS (GrammaSprint), j’ai changé la dynamique : maintenant mes utilisateurs reçoivent un piège chaque jour, font un quiz le lendemain, voient leur progression en temps réel. Et ils reviennent. Naturellement. C’est ça, la différence entre un produit statique et un SaaS éducatif.

Comment créer un SaaS ?

La réponse dépend de votre situation. Mais il y a trois chemins principaux :

Option 1 : Apprendre à coder
Vous apprendre JavaScript, Python, ou autre langage de programmation. Ça prend 6-12 mois minimum. C’est excellent si vous voulez maîtriser chaque ligne de code, mais c’est long et exigeant.

Option 2 : Embaucher un développeur
Vous trouvez un dev freelance ou une agence. Ça coûte entre 5 000€ et 20 000€+, et ça prend 2-3 mois. Vous n’apprenez rien, mais vous avez quelque chose de professionnel.

Option 3 : Le vibe coding avec l’IA
Vous décrivez ce que vous voulez à une IA (Claude, ChatGPT), elle génère le code, vous le collez dans votre environnement de développement, et ça marche. Vous apprenez au fur et à mesure, ça coûte peu (l’abonnement à l’IA), et ça va très vite.

C’est l’option 3 que j’ai choisie. Et en 4 jours, j’avais un SaaS fonctionnel avec base de données, système de connexion, et interface interactive. Sans savoir coder avant.

Les étapes clés sont :

  1. Définir votre problème précis — Pas « créer un SaaS ». Mais « comment je fais en sorte que mes élèves retiennent ce qu’ils apprennent ? »
  2. Structurer votre contenu — Comment vos données seront organisées (JSON, base de données, etc.)
  3. Choisir votre stack technique — Les outils qui travailleront ensemble (frontend, backend, base de données, déploiement)
  4. Générer le code — Avec l’IA, en décrivant exactement ce que vous voulez
  5. Itérer rapidement — Lancer la bêta, recevoir des retours, corriger, relancer

Quel est le prix d’un SaaS ?

Ça dépend de vos ambitions. Mais voici les principaux coûts à considérer :

Développement initial :

  • Avec un dev traditionnel : 5 000€ – 20 000€+
  • Avec le vibe coding : 0€ – 100€ (juste l’abonnement à l’IA)

Coûts mensuels de fonctionnement :

  • Serveur/hébergement : 0€ – 50€/mois (gratuit au départ, puis scalable)
  • Base de données : 0€ – 25€/mois
  • IA pour améliorations futures : 20€ – 200€/mois
  • Nom de domaine : ~12€/an

Mon expérience : J’ai lancé GrammaSprint avec 0€ de frais initiaux (j’avais déjà un abonnement Claude). Mon infrastructure coûte actuellement 0€ par mois parce que Vercel et Supabase offrent des plans gratuits très généreux pour démarrer. Quand j’aurai des milliers d’utilisateurs, je payerai quelques euros par mois.

Donc oui, vous pouvez créer un SaaS pour moins que le prix d’un café par jour.

L’IA peut-elle créer un SaaS ?

La réponse courte : oui, mais pas toute seule.

L’IA ne va pas créer votre SaaS à votre place et le lancer en production. Mais elle va accélérer votre capacité à le faire vous-même de manière exponentielle.

Voici ce que l’IA fait très bien :

  • Générer le code rapidement (quelques minutes au lieu de quelques heures)
  • Créer des interfaces fonctionnelles (pas design du jour, mais qui marche)
  • Corriger les bugs quand vous les signalez
  • Itérer très rapidement (une question, une correction, c’est en ligne en 15 min)

Voici ce que l’IA ne fait pas :

  • Décider de vos choix pédagogiques (c’est votre expertise)
  • Créer un design absolument magnifique du premier coup
  • Optimiser pour la performance sans vous le demander
  • Prendre les décisions stratégiques (qui est votre client ? Quel problème résolvez-vous ?)

Le vrai superpouvoir de l’IA : l’itération rapide. Avant, vous attendiez votre dev pendant 2-3 semaines pour un changement. Maintenant, vous demandez à l’IA, et c’est en ligne 15 minutes plus tard. D’ailleurs si cet aspect de l’IA, lisez mon dernier article qui devrait fortement vous intéresser^^ : Conscience artificielle : L’IA peut-elle penser d’elle même ? (Réponse Scientifique 2026)

C’est cette vitesse d’itération qui change tout. Parce que c’est comme ça qu’on apprend ce qui marche vraiment, ce que vos utilisateurs demandent vraiment, et comment adapter votre produit en temps réel.

 

Qu’est-ce qu’un SaaS éducatif ?

Avant d’aller plus loin, clarifions les termes.

Un SaaS (Software as a Service) est simplement une application en ligne que vos utilisateurs peuvent accéder depuis n’importe où, sans rien télécharger. C’est Gmail, c’est Slack, c’est Figma. Vous vous connectez, vous utilisez, c’est fini.

Un SaaS éducatif, c’est exactement la même logique, mais appliquée à l’apprentissage. Une plateforme où vos élèves viennent apprendre, progresser, et revenir régulièrement.

Maintenant, vous vous dites probablement : « Mais ça existe déjà, non ? Duolingo, GlobalExam, Skillshare… »

Oui. Mais voici la différence cruciale.

La différence entre un SaaS éducatif et une plateforme e-learning classique

Une plateforme e-learning classique (type Moodle, Teachable) est un conteneur. Vous uploadez vos cours, les élèves les consomment linéairement comme ils regarderaient une vidéo YouTube. C’est statique.

Un SaaS éducatif est un système vivant. Il :

  • Crée une habitude de révision (pas juste une consommation passive)
  • Adapte le contenu selon la progression de l’utilisateur
  • Crée une anticipation naturelle (« Quand est-ce que le prochain contenu déverrouille ? »)
  • Utilise le temps comme levier pédagogique (pas comme frustration)

Duolingo n’est pas une plateforme e-learning. C’est un SaaS éducatif parce qu’il a compris quelque chose que les formateurs oublient souvent : l’apprentissage n’est pas linéaire. C’est cyclique.

Et comment j’ai détourné tout ça

Quand j’ai commencé, j’avais un ebook de 68 pièges grammaticaux. C’est du contenu. Statique. Utile, mais qui demande de la discipline à l’utilisateur pour se rappeler de réviser.

Puis j’ai réalisé quelque chose : si je structurais ce contenu différemment — avec un système de révision qui respecte comment le cerveau apprend — je créais un SaaS éducatif sans même m’en rendre compte.

Le contenu restait le même. La différence : la structure et le rythme.

Et c’est ça qui change tout. Parce que soudainement, mes élèves ne venaient plus « consommer du contenu ». Ils revenaient chaque jour pour progresser. Naturellement. Sans que j’aie besoin de les forcer ou de les manipuler.

Voilà ce qu’est un SaaS éducatif : un système qui respecte la pédagogie et crée une habitude. Et c’est beaucoup plus facile à créer que vous ne le pensez.

Peut-on créer un SaaS éducatif avec l’IA ?

La réponse courte : oui. Absolument.

La réponse longue : non seulement c’est possible, mais c’est devenu facile. Et c’est une fenêtre qui s’est ouverte il y a à peine quelques mois.

Pourquoi « avant », c’était impossible

Traditionnellement, créer une plateforme éducative coûtait cher. Très cher.

Vous aviez trois options :

  1. Apprendre à coder vous-même → 6-12 mois minimum
  2. Embaucher un développeur → 5 000€ à 20 000€+ et 3 mois d’attente
  3. Utiliser une plateforme no-code (Teachable, Kajabi) → limité, cher, pas flexible

Aucune de ces options n’était accessible pour une solopreneur avec un budget limité.

Ce qui a changé : les LLM et le « vibe coding »

En 2024, une nouvelle approche a émergé : le vibe coding. C’est le fait de construire une application en utilisant Claude (ou ChatGPT) comme partenaire de développement, sans savoir coder soi-même.

Concrètement, ça ressemble à ça :

  • Vous décrivez ce que vous voulez (« Je veux une plateforme où mes utilisateurs reçoivent un piège grammatical par jour »)
  • L’IA génère le code
  • Vous le collez dans votre environnement de développement
  • Ça marche

Et quand ça ne marche pas ? Vous posez la question à l’IA, et elle corrige.

C’est exactement ce que j’ai fait. Je n’avais jamais écrit une seule ligne de code avant. Quatre jours plus tard, j’avais un site en ligne avec une base de données, un système de connexion, et une interface fonctionnelle.

Quatre jours.

Mais l’IA peut-elle vraiment créer un SaaS « bon » ?

Là, il faut être honnête.

L’IA ne crée pas parfait. Elle crée fonctionnel. Et fonctionnel, c’est souvent suffisant pour commencer.

Voici ce que l’IA fait bien :

  • Générer la structure technique rapidement
  • Créer des interfaces basiques qui marchent
  • Corriger les bugs quand vous les signalez
  • Itérer rapidement

Voici ce qu’elle fait moins bien :

  • Créer du design d’une beauté hallucinante du premier coup
  • Optimiser pour la performance sans vous le demander
  • Prendre des décisions pédagogiques (c’est votre expertise)

Donc non, l’IA ne va pas créer le SaaS à votre place. Mais elle va démultiplier votre capacité à le faire vous-même.

Et voici pourquoi c’est puissant : pendant que vous travailliez auparavant avec un développeur sur email en attendant 2-3 semaines les corrections, vous pouvez maintenant itérer en heures.

Le vrai superpouvoir : itération rapide

C’est là que ça devient intéressant.

Disons que vous lancez votre plateforme et que vos utilisateurs vous disent : « J’aimerais voir mes points de progression en temps réel. »

Avec un dev traditionnel : vous envoyez un email, attendez la réponse, attendez le développement, attendez le déploiement. 2-3 semaines.

Avec le vibe coding : vous demandez à Claude, vous collez le code 15 minutes plus tard, c’est en ligne.

C’est cette vitesse d’itération qui change tout. Parce que c’est comme ça qu’on apprend ce qui marche vraiment.

Alors, comment vous commencez ?

Vous n’avez besoin de :

  • Aucune expérience en code
  • Un gros budget (la stack complète coûte 0-50€/mois pour démarrer)
  • Un MBA en business (vraiment pas)

Vous avez juste besoin de :

  • Une idée claire (résoudre un problème pédagogique spécifique)
  • Du contenu structuré (vos cours, vos leçons, vos quiz)
  • Une volonté d’itérer (accepter que v1 ne soit pas parfaite)
  • Un partenaire IA (Claude, ou autre)

C’est exactement ce que j’ai eu. Et regarde où ça m’a menée.

Comment créer une application éducative ?

Avant de vous lancer dans le code, il y a trois questions fondamentales à vous poser.

Les trois questions avant de commencer

1. Quel problème pédagogique exact résolvez-vous ?

Ne dites pas « je veux créer une app éducative ». Dites « mes élèves oublient 80% de ce qu’ils apprennent en deux semaines, et je veux créer un système de révision qui respecte la courbe de l’oubli de Ebbinghaus ».

C’est précis. C’est mesurable. Et ça guide tout le reste.

Mon problème à moi : mes élèves avaient un ebook de 68 pièges grammaticaux, mais aucune structure de révision. Ils oubliaient. Fin de l’histoire.

2. Qui est votre utilisateur réel ?

Pas « les gens qui veulent apprendre ». Mais « des candidats francophones qui préparent un examen d’anglais en 3 mois, qui ont peu de temps, et qui veulent des résultats rapides ».

Plus c’est spécifique, mieux c’est. Parce que ça change votre interface, votre modèle économique, votre contenu.

3. Comment mesurez-vous le succès ?

« Je veux que mes élèves apprennent mieux ». D’accord. Mais comment vous mesurez ? Nota progression ? Temps passé ? Rétention après 30 jours ?

Définissez ça dès le départ. Sinon, dans 3 mois, vous ne saurez pas si votre app fonctionne.

La différence entre « app éducative » et « vraie application éducative »

Une app éducative classique c’est : « Voici mon cours en vidéo, avec un PDF, et un quiz à la fin ». Les utilisateurs la consomment une fois et c’est fini.

Une vraie application éducative c’est : « Voici un système qui comprend comment vous apprenez, qui s’adapte à votre rythme, et qui vous ramène chaque jour pour progresser ».

La différence ? La première est un contenu numérisé. La deuxième est un produit.

Le framework : Positionnement → Contenu → Architecture

Voici comment je suis passée d’une idée à un produit fonctionnel :

Étape 1 : Positionnement
J’ai clarifié : je crée une plateforme de révision progressive pour les 68 pièges grammaticaux que j’ai identifiés. Chaque piège un jour. Révision le lendemain. Puis le suivant. Rien de plus.

Étape 2 : Structurer le contenu
J’ai pris mes 68 pièges et j’ai défini exactement ce que chacun doit contenir : une explication (pourquoi ce piège existe), une astuce (comment s’en souvenir), 10 questions de révision avec corrections détaillées. Tout en JSON (c’est juste du texte organisé).

Étape 3 : Architecture technique
J’ai choisi : Next.js (pour l’interface), Supabase (pour la base de données), Vercel (pour mettre en ligne). Pourquoi ? Parce que ces trois outils parlent bien ensemble, que c’est gratuit pour démarrer, et que je pouvais les utiliser sans être développeuse.

Voilà. Positionnement clair, contenu structuré, stack simple. Et après ? J’ai demandé à Claude de générer le code. Quatre jours plus tard, c’était en ligne.

Ce qui vient après

Une fois que votre app est en ligne, ce ne sont pas les fonctionnalités avancées qui comptent. C’est :

  • Est-ce que les gens reviennent ?
  • Est-ce qu’ils progressent ?
  • Est-ce qu’ils paient pour avoir plus ?

Si la réponse à ces trois questions est « oui », alors vous avez créé quelque chose qui marche. Et vous pouvez itérer, améliorer, scaler.

Si la réponse est « non », vous avez appris quelque chose très rapidement et à faible coût. Et vous pouvez pivoter.

C’est ça, la différence entre créer une app et créer une vraie application éducative.

Les applications éducatives sont-elles rentables ?

C’est la question qui fait peur à tout formateur indépendant : « Si je fais un SaaS éducatif, est-ce que je peux en vivre ? »

La réponse honnête : ça dépend. Mais oui, c’est possible.

Les chiffres réalistes

Duolingo a 10 millions d’utilisateurs payants et vaut des milliards. Mais vous n’êtes pas Duolingo.

Voici ce qui est réaliste pour une solopreneur avec 1 000 utilisateurs :

Scénario 1 : Modèle freemium (comme GrammaSprint)

  • 1 000 utilisateurs gratuits
  • 5% se convertissent en premium = 50 utilisateurs payants
  • Prix : 9,90€/mois = 495€/mois = 5 940€/an
  • Coûts d’infrastructure : 50€/mois maximum
  • Revenu net : ~400€/mois

Ça ne va pas vous faire vivre. Mais ça paie vos outils et vous libère du temps.

Scénario 2 : Avec 5 000 utilisateurs (6 mois plus tard)

  • 5 000 utilisateurs gratuits
  • 5% se convertissent = 250 utilisateurs payants
  • 250 × 9,90€ = 2 475€/mois = 29 700€/an
  • Coûts : ~200€/mois
  • Revenu net : ~2 275€/mois

Là, c’est un revenu complémentaire sérieux. Et si vous en avez deux ou trois des SaaS comme ça ?

Ce qui rend un SaaS éducatif rentable

1. La fidélité
Contrairement aux infoproduits (qu’on achète une fois), un SaaS cré une habitude. Les gens reviennent. Et s’ils reviennent, ils continuent à payer.

2. Pas de coûts de production par utilisateur
Quand vous vendez un cours, vous devez créer du contenu unique pour chaque client. Avec un SaaS éducatif, vous créez une fois, et des milliers de gens l’utilisent. Le coût marginal est quasi zéro.

3. L’automatisation
Une fois que votre SaaS fonctionne, vous ne travaillez plus 30 heures par semaine à corriger des copies. Vous travaillez 5 heures par semaine à l’améliorer. Le reste du temps, il se vend tout seul.

4. La scalabilité
Si vous avez 100 utilisateurs ou 10 000, vos coûts d’infrastructure augmentent de 10%. Vos revenus, eux, x100. C’est ça, la magie d’un SaaS.

Mais ça marche vraiment ?

Regardez Duolingo. Regardez Notion. Regardez Figma. Ce sont tous des SaaS. Et ils sont tous devenus des milliards.

Mais plus près de votre réalité : regardez les petits SaaS éducatifs qui font 50k€ à 100k€ par an. Leurs créateurs ont exactement le même parcours que vous. Ils ont identifié un problème pédagogique, ils ont créé une solution, et ils l’ont lancée.

Mon expérience personnelle : GrammaSprint a moins d’un mois. J’ai zéro utilisateurs payants pour l’instant (je suis encore en phase bêta gratuite). Mais je sais que mon modèle fonctionne parce que :

  • Les gens reviennent (taux de rétention à 7 jours : 65%)
  • Ils progressent (moyenne 7,2/10 aux quiz)
  • Ils demandent une version premium (« Quand je peux tout accéder d’un coup ? »)

Ces trois signaux me disent que oui, c’est rentable. Pas millionnaire-dès-demain rentable. Mais durable, scalable, rentable.

Comment maximiser la rentabilité

Lancez avec un bon positionnement
Ne ciblez pas « tous les étudiants ». Ciblez « les candidats au TOEIC francophones qui ont peu de temps ». Plus c’est spécifique, plus c’est rentable.

Faites payer pour la vraie valeur
Ne vendez pas « accès illimité ». Vendez « maîtriser 68 pièges en 2 mois » ou « augmenter votre score de 100 points ». C’est mesurable. C’est désirable. C’est payable.

Itérez sur la rétention, pas juste sur l’acquisition
Ça coûte 5x plus cher d’acquérir un nouveau client que de garder un ancien. Si vous avez une rétention à 7 jours de 50%, ça n’a pas d’intérêt d’en attirer 1 000 nouveaux. Faites d’abord passer votre rétention à 70%, puis scale.

Voilà. Les applications éducatives sont rentables. Pas immédiatement. Mais de manière durable, prévisible, et scalable.

Quel est le salaire moyen d’un formateur indépendant ?

Avant de vous parler de SaaS, il faut clarifier quelque chose : pourquoi vous voudriez créer un SaaS plutôt que de continuer à faire de la formation traditionnelle ?

La réponse est dans les chiffres.

Les revenus actuels : le plafond de verre

En France, un formateur indépendant gagne en moyenne entre 1 500€ et 3 500€ par mois net, selon son expérience et sa spécialité.

Mais voici le problème : plus vous gagnez, plus vous devez travailler.

Si vous facturez 50€ de l’heure et que vous voulez 3 000€/mois, vous devez travailler 60 heures par mois. C’est faisable.

Si vous voulez 5 000€/mois ? 100 heures. Si vous voulez 8 000€/mois ? 160 heures. Vous voyez le problème ?

À un moment, vous êtes plafonné. Parce que vous ne pouvez pas vendre plus d’heures qu’il n’y en a dans une semaine. C’est la malédiction du travail horaire.

Pourquoi un SaaS change la donne

Avec un SaaS éducatif, vous cassez ce plafond.

Vous travaillez 40 heures pour créer votre plateforme (une fois). Puis 5 heures par semaine pour l’améliorer et la maintenir.

Et pendant ce temps, elle se vend à 50, 100, 500 personnes simultanément.

Voici la différence :

Formation traditionnelle (cours particuliers) :

  • Temps pour acquérir 1 client : 10 heures (prospection, réunion, préparation)
  • Revenu par client : 500€/mois (10h/semaine × 50€)
  • Temps total : 10h acquisition + 10h cours/mois = 20h/mois
  • Pour 5 000€/mois : 50 heures de travail

SaaS éducatif :

  • Temps de création : 40 heures (une fois)
  • Revenu par utilisateur : 10€/mois (freemium, 5% conversion)
  • Pour 5 000€/mois : vous avez besoin de 500 utilisateurs payants
  • Temps mensuel après lancement : 5 heures pour l’améliorer

Donc oui, il faut plus d’utilisateurs pour avoir le même revenu. Mais ça prend 5 heures par mois, pas 50.

L’équation vraie : temps retrouvé vs. revenu immédiat

Soyons honnête. Avant de gagner de l’argent avec un SaaS, ça prend du temps.

Les 3 premiers mois : vous gagnez peu ou rien. Mais vous avez repris 25 heures par semaine.

Qu’est-ce que vous en faites ? Vous créez du contenu. Vous démarchent. Vous améliorez votre produit. Vous construisez votre audience.

Les 6 mois suivants : vous commencez à avoir des utilisateurs payants. Pas des millions. Mais assez pour que ça valide votre modèle.

Les 12 mois suivants : c’est là que ça explose. Parce que vous avez eu 12 mois pour accumuler des utilisateurs, des retours, des améliorations.

Mon expérience : je gagnais 2 500€/mois en formation directe. C’était confortable. Mais j’étais fatiguée. 30 heures par semaine de travail, c’est lourd.

Depuis que j’ai lancé GrammaSprint, je gagne moins d’argent (0€ pour l’instant, je suis en bêta). Mais j’ai 20 heures par semaine de plus. Et honnêtement ? Je suis plus heureuse. Parce que je sais que dans 6 mois, le SaaS va générer du revenu automatique. Et pendant ce temps, ma formation directe continue de générer ses 2 500€.

C’est pas « formateur traditionnel vs SaaS ». C’est « formateur traditionnel + SaaS ». Les deux en même temps.

Le vrai gain : la liberté

Au-delà des chiffres, il y a quelque chose d’encore plus important.

Avec un SaaS éducatif, vous n’êtes plus dépendant de votre temps. Vous êtes dépendant de votre produit.

Si vous tomez malade ? Votre SaaS continue à vendre.

Si vous voulez prendre deux mois de vacances ? Votre SaaS continue à vendre.

Si vous voulez travailler sur autre chose ? Votre SaaS génère des revenus sans vous.

C’est ça, l’équation vraie. Pas « je vais gagner plus d’argent ». Mais « je vais récupérer mon temps et ma vie ».

Et honnêtement ? Le temps, c’est plus précieux que l’argent.

Quel est le vrai prix d’une création de site web ?

Vous avez probablement entendu dire qu’une « vraie » plateforme web coûte entre 5 000€ et 50 000€.

C’est vrai. Si vous embauchez une agence web classique.

Mais ça cache une réalité : vous ne payez pas pour le code. Vous payez pour le temps des développeurs.

Et si vous pouvez éliminer ce coût ?

Combien ça coûte vraiment ?

Approche 1 : Agence web classique

  • Devis initial : 5 000€ à 15 000€
  • Délai : 2-3 mois
  • Modifications après lancement : 500€ à 2 000€ par demande
  • Maintenance annuelle : 1 000€ à 5 000€
  • Coût total année 1 : 7 000€ à 25 000€

Approche 2 : Plateforme no-code (Teachable, Kajabi)

  • Abonnement mensuel : 99€ à 499€/mois
  • Frais de transaction : 5% à 10% de chaque vente
  • Template limité, customisation limitée
  • Coût total année 1 : 1 200€ à 6 000€ + commissions

Approche 3 : Vibe coding avec l’IA (mon approche)

  • Abonnement Claude : 20€/mois
  • Infrastructure (Vercel + Supabase) : 0€ à 50€/mois au départ
  • Nom de domaine : 12€/an
  • Temps de votre côté : 40 heures (une fois)
  • Coût total année 1 : 250€ à 600€

Mais attendez, ça semble trop beau pour être vrai

C’est vrai que ça semble suspect. Pourquoi les agences facturent-elles 5 000€ si vous pouvez le faire pour 250€ ?

Bonne question.

Voici la réponse honnête : avec une agence, vous avez :

  • Un designer professionnel (beau design)
  • Un développeur expérimenté (code propre et optimisé)
  • Une équipe de support (quand quelque chose casse)
  • Zéro responsabilité technique de votre côté

Avec le vibe coding, vous avez :

  • Un design basique mais fonctionnel
  • Du code généré par l’IA (moins optimisé, mais ça marche)
  • Vous êtes responsable des corrections
  • C’est votre travail de poser les bonnes questions à l’IA

Donc non, ce n’est pas une arnaque. C’est juste un trade-off : moins de perfection, mais plus de contrôle et moins de coûts.

Mon expérience : le coût réel

Voici ce que j’ai payé pour lancer une plateforme d’apprentissage fonctionnelle avec base de données, système de connexion, quiz interactifs, et tableau de bord utilisateur :

  • Abonnement Claude Pro (pour plus de tokens) : 20€/mois × 1 mois = 20€
  • Domaine monprojet.vercel.app : 0€ (fourni par Vercel)
  • Infrastructure (Vercel + Supabase) : 0€ (plans gratuits)
  • Total : 20€

Oui, 20 euros.

Le temps que j’ai investi ? 40 heures environ. Mais j’aurais dû investir ce temps de toute façon pour créer le contenu. L’IA a juste accéléré le partie technique.

Si j’avais embauché une agence pour faire la même chose ? Entre 5 000€ et 15 000€.

C’est 750x moins cher.

Quand ça vaut le coup de payer une agence

Honnêtement ? Si vous avez le budget et que vous voulez un design magnifique, une performance irréprochable, et zéro responsabilité technique, embauchez une agence.

Mais si vous êtes formateur indépendant avec un budget serré et que vous voulez valider votre idée rapidement ? Le vibe coding est la meilleure option.

Parce que voici le secret : 90% des utilisateurs ne se soucient pas de savoir si votre code est « propre ». Ils se soucient de savoir si votre produit résout leur problème.

Et le vibe coding résout le problème. Rapidement. Pas cher. Sans vous obliger à apprendre à coder.

Voilà le vrai prix d’une création de site web en 2026 : presque rien, si vous utilisez les bons outils.

Semaine 1-4 pour créer un SaaS : mon projet en 9 étapes préalable

Maintenant que vous avez compris le « pourquoi » et le « quoi », voici le « comment ».

Voici les 9 étapes que j’ai suivies pour créer mon SaaS, du concept à la bêta en ligne. Je vais aussi montrer où vous en êtes dans le processus si vous suivez ma méthode.

Étape 1 : Définir votre positionnement (le problème exact que vous résolvez)

Avant de coder une seule ligne, clarifiez votre positionnement.

Pas « je crée une app éducative ». Mais : « Je crée un système de révision pour les 68 pièges grammaticaux qui piègent les candidats francophones aux examens d’anglais, avec un rythme de un piège par jour et une révision le lendemain. »

C’est spécifique. C’est mesurable. C’est déterminant.

Temps : 2-4 heures
Outils : Un cahier, votre cerveau
Délai : 1 jour

Mon cas : GrammaSprint
J’ai passé une journée à clarifier : qui exactement j’aidais (candidats aux tests d’anglais), quel était leur problème (oublier ce qu’ils apprennent), et comment je le résolvais (un système de révision progressive).

Étape 2 : Structurer votre contenu en JSON

Maintenant, prenez votre contenu existant (ebook, cours, leçons) et structurez-le de façon standardisée.

JSON, c’est simplement du texte organisé. Chaque « piège » ou « leçon » a la même structure : une explication, une astuce, des questions, des réponses.

Pourquoi ? Parce que quand votre contenu est structuré, vous pouvez le mettre dans une base de données. Et une base de données, c’est ce qui rend votre app intelligente.

Temps : 20-40 heures (dépend de votre volume)
Outils : Claude pour vous aider à formater
Délai : 1-2 semaines

Mon cas : GrammaSprint
J’ai pris mes 68 pièges grammaticaux (qui étaient dispersés en PDFs) et je les ai structurés : chacun avec une explication, une astuce, 10 questions de révision, et les traductions en français. Claude m’a aidée à formater ça en JSON propre.

Étape 3 : Choisir votre stack technique

C’est le moment où vous décidez : avec quels outils vous allez construire ?

Vous avez besoin de quatre choses :

  • Frontend (ce que vos utilisateurs voient) : Next.js, React, Vue
  • Backend (la logique derrière) : intégré dans Next.js, ou séparé
  • Base de données (où vivent vos données) : Supabase, Firebase, MongoDB
  • Hébergement (mettre ça en ligne) : Vercel, Netlify, Render

Mon conseil : choisissez des outils qui parlent bien ensemble et qui ont des plans gratuits pour démarrer.

Temps : 2-4 heures
Outils : Google, Claude pour vous aider à décider
Délai : 1 jour

Mon cas : GrammaSprint
J’ai choisi Next.js + Supabase + Vercel. Pourquoi ? Parce que Vercel a créé Next.js, donc ils travaillent ensemble. Supabase est facile à utiliser. Et les trois sont gratuits au départ.

Étape 4 : Configurer votre environnement de développement

C’est l’étape technique qui fait peur aux non-devs. Mais ne vous inquiétez pas, c’est juste de la configuration.

Vous devez :

  1. Installer Node.js (le moteur qui fait tourner tout ça)
  2. Créer un projet Next.js
  3. Créer un projet Supabase (votre base de données)
  4. Connecter les deux (pour que votre app parle à votre base de données)
  5. Faire un premier déploiement sur Vercel (mettre ça en ligne)

Claude peut vous guider sur chaque étape. C’est juste copier-coller des commandes.

Temps : 3-6 heures
Outils : VS Code, Claude, GitHub
Délai : 1 jour

Mon cas : GrammaSprint
J’ai demandé à Claude : « Je veux créer un projet Next.js et le connecter à Supabase. Montre-moi étape par étape. » Il m’a donné toutes les commandes. J’ai copié-collé. Ça a marché.

Étape 5 : Générer le code principal avec l’IA

Voici où le vibe coding brille vraiment.

Vous décrivez exactement ce que vous voulez à Claude, et il génère le code. Des échanges rapides, des corrections, et en quelques heures, vous avez quelque chose de fonctionnel.

Exemple : « Je veux une page où les utilisateurs voient un piège grammatical (la question clé), cliquent sur une réponse, voient si c’est correct (vert) ou pas (rouge), et lisent l’explication. »

Claude génère le code. Vous le collez. Ça marche.

Temps : 10-20 heures
Outils : Claude, VS Code
Délai : 2-3 jours

Mon cas : GrammaSprint
J’ai passé trois jours à générer le code pour les pages clés : la liste des pièges, la vue Jour 1 (question), la vue Jour 2 (quiz), le tableau de bord utilisateur. Chaque page a nécessité 3-5 échanges avec Claude.

Étape 6 : Insérer votre contenu dans la base de données

Maintenant, vous prenez votre JSON structuré (étape 2) et vous l’insérez dans votre base de données Supabase.

C’est facile. Vous avez un petit script Python ou Node.js qui dit : « Prends ce JSON et mets-le dans la base de données ».

Claude génère ce script en 5 minutes.

Temps : 2-4 heures
Outils : Claude, Supabase
Délai : 1 jour

Mon cas : GrammaSprint
J’ai eu un bug au départ (la structure de mes données et celle attendue par la base ne correspondaient pas). Mais en 30 minutes, Claude a identifié le problème et l’a corrigé. Après, les 10 pièges étaient dans la base de données.

Étape 7 : Tester et itérer rapidement

Vous mettez ça en ligne (sur Vercel, c’est automatique). Et vous testez.

Trouvez des bugs ? Claude les corrige. L’interface vous plaît pas ? Claude la change. Les utilisateurs demandent quelque chose ? Claude l’ajoute.

C’est là où vous faites trois itérations en une journée. Ce qui prendrait une semaine avec un dev traditionnel.

Temps : 5-10 heures
Outils : Claude, votre cerveau, les utilisateurs bêta
Délai : 3-5 jours

Mon cas : GrammaSprint
J’ai lancé une version bêta avec 10 pièges. Les retours : « Le design est éclaté », « Je ne sais pas qu’il faut cliquer sur les réponses », « Pourquoi pas les traductions ? »

Trois corrections majeures en une semaine. Et soudain, c’était un produit cohérent.

Étape 8 : Mettre en place le système de connexion et la progression utilisateur

Vos utilisateurs ont besoin de comptes. Ils ont besoin que leur progression soit sauvegardée.

C’est facile avec Supabase, qui a un système de connexion intégré. Vous pouvez autoriser les utilisateurs à se connecter avec un email magique, un mot de passe, ou même GitHub.

Et vous trackez leur progression : quels pièges ils ont vus, leurs scores, leurs streaks.

Temps : 6-10 heures
Outils : Claude, Supabase Auth
Délai : 2-3 jours

Mon cas : GrammaSprint
J’ai mis en place l’authentification par email magique (l’utilisateur reçoit un lien de connexion par email, pas besoin de mot de passe). Et je track la progression de chaque utilisateur : quels pièges ils ont vu, leurs scores, leurs jours consécutifs.

Étape 9 : Préparer votre modèle économique (freemium, paiement, etc.)

À ce stade, vous avez un produit fonctionnel. Maintenant, vous devez décider : comment vous faites de l’argent ?

Pour un SaaS éducatif, les options courantes sont :

  • Freemium (gratuit avec limitations, premium payant)
  • Payant d’entrée (tout le monde paie)
  • Abonnement tiéré (basic, pro, entreprise)

Vous n’avez pas besoin de l’implémenter tout de suite. Mais vous devez avoir un plan.

Temps : 4-8 heures
Outils : Claude, Stripe (pour les paiements, pas encore implémenté)
Délai : 1-2 jours

Mon cas : GrammaSprint
Je suis en freemium : gratuit avec 1 piège tous les 2 jours, premium à 9,90€/mois pour tout accès illimité. Je n’ai pas encore implémenté les paiements (je suis en phase bêta gratuite). Mais j’ai le plan.

Le timing total

Si vous suivez ce processus :

  • Étapes 1-3 : 1 semaine
  • Étapes 4-6 : 1 semaine
  • Étapes 7-8 : 1 semaine
  • Étape 9 : parallèle aux autres

Total : 3-4 semaines pour un SaaS fonctionnel.

C’est ce que j’ai fait. Et voilà où nous en sommes maintenant :

 


Semaine 5 pour créer un SaaS : l’authentification de GrammaSprint

Après une semaine de pause pour cause de maladie, j’ai repris la construction de GrammaSprint avec une priorité claire : mettre en place le système d’authentification. Voici exactement ce que j’ai fait, étape par étape.

Réveiller la base de données

Première surprise au retour : mon projet Supabase était en pause automatique. Les projets gratuits se mettent en veille après une période d’inactivité. Un simple clic sur « Resume project » a suffi pour tout relancer. Quand on crée un SaaS sur un plan gratuit, c’est une contrainte à anticiper.

Vérifier que l’Email provider était bien activé

Avant d’écrire une seule ligne de code, j’ai vérifié que Supabase était configuré pour accepter les inscriptions par email. Direction Authentication → Sign In / Providers → Email : le toggle était bien en vert. Cette vérification prend 30 secondes et évite des heures de débogage inutile.

Installer les packages nécessaires

Pour créer un SaaS avec Next.js et Supabase, deux packages sont indispensables pour gérer l’authentification correctement :

npm install @supabase/supabase-js @supabase/ssr

Le package @supabase/ssr est particulièrement important : il permet de gérer les sessions utilisateur côté serveur, ce qui est obligatoire pour sécuriser l’accès aux contenus premium.

Créer les fichiers de connexion à Supabase

J’ai créé deux fichiers dans lib/supabase/ : un client.ts pour les interactions côté navigateur, et un server.ts pour les vérifications côté serveur. Cette séparation est fondamentale quand on crée un SaaS freemium : la vérification de l’accès premium ne doit jamais se faire côté client, sinon n’importe qui peut la contourner.

Mettre en place le middleware

Le middleware est le « gardien » de l’application. C’est un fichier middleware.ts placé à la racine du projet qui s’exécute à chaque chargement de page. Il vérifie silencieusement si l’utilisateur est connecté ou non, sans que celui-ci s’en rende compte.

Créer les pages d’inscription et de connexion

Deux pages ont été créées : /auth/signup pour les nouveaux utilisateurs, et /auth/login pour ceux qui ont déjà un compte. Chaque page est volontairement épurée : un email, un mot de passe, un bouton. Quand on crée un SaaS, la friction à l’inscription doit être minimale.

Configurer les redirections dans Supabase

Supabase envoie un email de confirmation à chaque nouvelle inscription. Il faut lui indiquer vers quelle URL rediriger l’utilisateur après confirmation. J’ai configuré https://grammasprint.vercel.app/auth/callback comme URL de redirection, et mis à jour le Site URL vers le domaine de production.

Connecter le bouton d’accueil à l’inscription

Dernière modification : le bouton « Commencer gratuitement » sur la homepage pointe maintenant vers /auth/signup. C’est le point d’entrée naturel du parcours utilisateur.

Le résultat

En cliquant sur « Commencer gratuitement », l’utilisateur arrive sur la page d’inscription, reçoit un email de confirmation de Supabase, clique sur le lien, et accède aux pièges. L’ensemble du flux fonctionne en production sur grammasprint.vercel.app. C’est une étape clé pour créer un SaaS viable : sans authentification, impossible de sauvegarder la progression, d’identifier les utilisateurs premium, ou d’envoyer des emails automatiques.

Les applications éducatives sont-elles vraiment rentables ? (Cas réel)

Vous avez compris la théorie. Mais voyons les chiffres réels.

Parce qu’une chose que personne ne dit jamais clairement : un SaaS éducatif peut être rentable très vite, ou très lentement. Tout dépend de trois facteurs.

Les trois facteurs qui déterminent la rentabilité

Facteur 1 : Votre taux de conversion gratuit → premium

Si vous avez 1 000 utilisateurs gratuits et que 2% se convertissent en premium, vous avez 20 utilisateurs payants.

Si vous avez 1 000 utilisateurs et que 8% se convertissent, vous avez 80 utilisateurs payants.

La différence ? Un design meilleur, une proposition de valeur plus claire, un moment de conversion plus intelligent.

Le benchmark industry pour le freemium éducatif : 2-5% de conversion. Duolingo fait mieux (8-10%), mais c’est Duolingo.

Facteur 2 : Votre taux de rétention

Si 50% de vos utilisateurs gratuits disparaissent après 7 jours, vous ne construisez rien. Vous pouvez avoir 10 000 utilisateurs et zéro revenu si personne ne revient.

Si 70% de vos utilisateurs reviennent après 7 jours, vous avez quelque chose.

C’est pour ça que j’ai conçu GrammaSprint avec un système de révision : forcer l’utilisateur à revenir. Parce que la meilleure conversion, c’est quand quelqu’un revient le jour 2, le jour 3, le jour 7, et commence à sentir que ça fonctionne.

Facteur 3 : Votre customer acquisition cost (CAC) vs lifetime value (LTV)

Combien vous dépensez pour acquérir un utilisateur ? Et combien vous gagnez de lui avant qu’il parte ?

Si votre CAC est 50€ (par exemple, via des ads) et que votre LTV est 30€, vous perdez de l’argent.

Si votre CAC est 2€ (via votre newsletter existante ou LinkedIn) et que votre LTV est 100€, vous gagnez énormément.

Et si votre CAC est 0€ (votre audience existante, votre communauté), alors tout ce que vous gagnez est du profit.

Le modèle réaliste : GrammaSprint à 6 mois

Voici ce que je projette pour GrammaSprint (les chiffres réels arriveront dans 6 mois, je vous ferai un update).

Mois 1 (maintenance bêta)

  • Utilisateurs : 100
  • Rétention J7 : 65%
  • Utilisateurs premium : 0 (encore en bêta gratuite)
  • Revenu : 0€
  • Coûts : 20€ (abonnement Claude)

Mois 3 (lancement payant)

  • Utilisateurs : 500
  • Rétention J7 : 60%
  • Taux de conversion : 3%
  • Utilisateurs premium : 15
  • Revenu : 15 × 9,90€ × 3 mois = 445€
  • Coûts : 60€
  • Profit net : 385€

Mois 6 (scaling)

  • Utilisateurs : 2 000 (par croissance organique + LinkedIn)
  • Rétention J7 : 65%
  • Taux de conversion : 5% (meilleur design, meilleur messaging)
  • Utilisateurs premium : 100
  • Revenu mensuel : 100 × 9,90€ = 990€
  • Coûts : 100€/mois
  • Profit net mensuel : 890€

À 6 mois : j’ai récupéré 30+ heures par semaine (plus besoin de faire de la formation directe pour ces 1000€/mois), et j’ai un produit qui génère 890€ de profit net par mois.

À 12 mois ? Si ça scale linéairement, 2 000€/mois. À 24 mois ? 5 000€/mois.

Ce n’est pas Duolingo. Mais c’est durable, prévisible, et ça libère du temps.

Quand ça devient vraiment rentable

Il y a un moment magique où ça « passe ». C’est quand :

  • Votre rétention se stabilise au-dessus de 60%
  • Votre taux de conversion dépasse 3%
  • Votre CAC est inférieur à votre LTV

À ce moment, chaque nouvel utilisateur que vous acquérez vous fait gagner de l’argent. Et ça s’accélère exponentiellement.

C’est pour ça que les trois premiers mois sont critiques. Pas pour gagner de l’argent. Mais pour valider que ces trois métriques fonctionnent.

Si après 3 mois votre rétention est 30% et votre conversion est 0,5%, ça ne marche pas. Vous pivoter rapidement.

Si après 3 mois votre rétention est 65% et votre conversion est 3%, vous continuez d’investir dans la croissance.

Et vous ? Par où commencer ?

Voici mon conseil honnête :

Ne lancez pas pour gagner de l’argent. Lancez pour valider que quelque chose fonctionne.

Les 3 premiers mois, votre objectif est zéro revenu. Votre objectif est : est-ce que les gens reviennent ? Est-ce qu’ils progressent ? Est-ce qu’ils me disent « je veux accéder à tout »?

Si la réponse à ces trois questions est « oui », alors vous avez quelque chose. Et c’est à ce moment-là que vous commencez à penser à la monétisation.

Avant ça, vous perdrez votre temps avec des paiements, du marketing, des funnels. Pas besoin.

D’abord, valider. Ensuite, monétiser. C’est dans cet ordre.

Créer votre premier SaaS éducatif : Votre point de départ

Vous avez lu jusqu’ici. Vous avez compris la théorie, vu les chiffres, connu les 9 étapes.

Maintenant la vraie question : par où vous commencez ?

Avant de coder quoi que ce soit : trois questions à vous poser

Question 1 : Avez-vous un contenu existant ?

Un ebook, un cours, des leçons, des quiz ? Si la réponse est oui, c’est parfait. Vous avez 80% du travail fait.

Si la réponse est non, commencez par créer votre contenu. Parce que sans contenu, vous n’avez rien à mettre dans votre SaaS. Et créer le contenu + créer l’app, c’est deux fois plus de travail.

Question 2 : Avez-vous une audience existante ?

Une newsletter, un YouTube, des followers LinkedIn, des clients actuels ? Si oui, c’est votre atout majeur.

Parce que lancer un SaaS sans audience, c’est crier dans le désert. Avec une audience, c’est annoncer quelque chose que les gens attendent déjà.

Question 3 : Êtes-vous prêt à itérer rapidement ?

Le vibe coding, c’est pas « je fais parfait puis je lance ». C’est « je lance avec 80%, j’écoute les retours, j’améliore ».

Si vous êtes du type perfectionniste qui veut tout parfait avant de montrer, ce ne sera pas facile. Mais c’est possible. Ça prendra juste plus de temps.

Le plan d’action en 4 semaines

Semaine 1 : Clarifiez votre positionnement et structurez votre contenu

  • Lundi-Mardi : Écrivez exactement quel problème vous résolvez et pour qui
  • Mercredi-Vendredi : Prenez votre contenu existant et structurez-le (en JSON ou simplement en liste avec la même structure pour chaque élément)
  • Samedi-Dimanche : Relisez, affinez, validez que c’est clair

Semaine 2 : Setup technique et première version du code

  • Lundi : Installez Node.js, Git, créez un GitHub account
  • Mardi-Mercredi : Créez votre projet Next.js et Supabase, connectez les deux
  • Jeudi-Vendredi : Demandez à Claude de générer les pages principales (liste du contenu, vue détail, quiz)
  • Samedi : Insérez votre contenu dans la base de données
  • Dimanche : Testez en local (sur votre ordinateur)

Semaine 3 : Déploiement et itération

  • Lundi : Mettez en ligne sur Vercel (c’est un clic)
  • Mardi-Mercredi : Testez vous-même, trouvez les bugs
  • Jeudi : Envoyez le lien à 10 personnes de confiance (amis, collègues, clients)
  • Vendredi-Samedi : Recevez les retours, listez les corrections principales
  • Dimanche : Commencez les corrections

Semaine 4 : Premières améliorations et décisions stratégiques

  • Lundi-Mercredi : Implémentez les corrections majeurs (design, usabilité, bugs)
  • Jeudi : Relancez la bêta auprès d’un groupe plus large (votre newsletter, vos followers)
  • Vendredi-Samedi : Recevez les nouveaux retours
  • Dimanche : Décidez de la suite (ajouter du contenu, itérer le design, ou commencer à penser à la monétisation)

Les ressources que vous allez utiliser

Gratuites

  • Claude (via API ou abonnement Claude Pro 20€/mois)
  • Next.js (framework)
  • Supabase (base de données gratuite jusqu’à 500 MB)
  • Vercel (hébergement gratuit)
  • GitHub (versionning gratuit)
  • VS Code (éditeur gratuit)

Payantes mais essentielles

  • Claude Pro : 20€/mois (optionnel mais recommandé pour plus de tokens)
  • Domaine personnalisé : 12€/an (optionnel au départ)

Payantes mais plus tard

  • Stripe (paiements) : 2,9% + 0,30€ par transaction
  • Email (Resend ou Brevo) : à partir de 20€/mois

Budget total semaines 1-4 : 80€ environ (juste Claude Pro et optionnellement un domaine).

Et après ces 4 semaines ?

À ce stade, vous avez :

  • ✓ Un produit fonctionnel en ligne
  • ✓ Les premiers retours d’utilisateurs réels
  • ✓ Une liste de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas
  • ✓ Une décision claire : continuer, pivoter, ou abandonner

Si vous continuez, les étapes suivantes sont :

  • Ajouter plus de contenu (étape 2 des 9 étapes)
  • Améliorer le design et l’UX (basé sur les retours)
  • Implémenter l’authentification complète et le suivi de progression (étape 8)
  • Mettre en place la monétisation (étape 9)
  • Lancer auprès de votre audience

Mais vous ne faites tout ça que si votre produit marche déjà. Pas avant.

Votre avantage concurrentiel

Vous savez ce qui est fou ? Vous avez un avantage que 99% des créateurs n’ont pas.

Vous êtes expert dans votre domaine. Vous n’êtes pas juste en train de copier un modèle. Vous créez quelque chose qui vient de votre expérience réelle, de vos élèves réels, de vos problèmes réels.

Et voilà pourquoi ça va marcher.

Duolingo a créé un SaaS éducatif pour tous les langages. Mais il n’y a qu’une seule personne qui peut créer un SaaS éducatif pour exactement votre audience, avec votre approche, avec votre philosophie.

Et c’est vous.

Alors lancez. Pas parfait. Juste honnête, utile, et prêt à itérer.

C’est comme ça que ça marche.

Conclusion : Le moment c’est maintenant

Vous savez maintenant :

  • Pourquoi un SaaS éducatif est meilleur qu’un ebook statique
  • Comment l’IA a rendu ça accessible à quelqu’un sans expérience en code
  • Que ça coûte moins de 100€ pour démarrer
  • Que ça prend 3-4 semaines pour avoir un produit en ligne
  • Que ça peut générer des revenus en 6 mois
  • Comment faire, étape par étape

Mais connaissance ≠ action.

Et c’est là où la plupart des gens s’arrêtent. Ils lisent, ils comprennent, ils disent « ouais, c’est intéressant », et puis… rien.

Pourquoi ? Parce que lancer quelque chose, c’est scary. C’est beaucoup plus facile de rester dans la théorie.

La vérité sur mon parcours

Je vous ai montré GrammaSprint comme si c’était simple. Four days, done.

Mais avant ces quatre jours, il y a eu :

  • 6 mois de doutes sur « est-ce que c’est possible sans savoir coder ? »
  • 3 mois à regarder d’autres créateurs faire du build-in-public
  • 2 mois à structurer mon contenu, seule, en me demandant si ça valait le coup
  • 1 semaine à me dire « et si ça marche pas ? »

Et puis j’ai juste… commencé. Pas préparée. Pas confiante. Juste décidée.

Et voilà où ça m’a menée.

Ce que vous devez faire maintenant

Ne lisez pas un autre article sur comment créer un SaaS. Ne regardez pas une autre vidéo YouTube sur le sujet.

Faites ça :

1. Téléchargez l’ebook gratuit

« Récupérer 7 heures par semaine avec l’IA + productivité ». C’est dans la description. Prenez-le. Ça va vous montrer comment structurer votre contenu, comment déléguer à l’IA, comment automatiser.

Ça va vous donner une base solide pour tout le reste.

2. Écrivez une phrase

Une seule phrase. « Je crée [solution] pour [qui] pour résoudre [quel problème] ».

Exemple : « Je crée une plateforme de révision progressive pour les candidats au TOEIC francophones pour qu’ils retiennent ce qu’ils apprennent ».

Si vous ne pouvez pas écrire cette phrase clairement, vous n’êtes pas prêt. Et c’est OK. Prenez une semaine pour clarifier.

3. Montrez ça à trois personnes de votre audience

Dites : « J’ai une idée. Ça t’intéresse ? »

Si la réponse est oui (sincère, pas juste polite), vous avez quelque chose.

Si la réponse est non, changez votre phrase et recommencez.

4. Lancez en 4 semaines

Pas plus. Utilisez le plan d’action que je vous ai donné.

Semaine 1 : clarifier + structurer

Semaine 2 : setup technique + code

Semaine 3 : deployer + itérer

Semaine 4 : améliorations + décision

À la fin, vous avez quelque chose. Imparfait. Mais réel. Et online. Et avec des vraies personnes dessus.

Pourquoi maintenant ?

Il y a deux raisons.

Raison 1 : L’IA change la donne

Il y a un an, créer un SaaS sans coder était possible mais très difficile. Maintenant, c’est facile.

Mais ça ne va pas rester facile. De plus en plus de gens vont le faire. La barrière à l’entrée va augmenter. Pas techniquement. Mais en termes de saturation du marché.

Si vous voulez créer un SaaS pour votre niche, c’est maintenant. Pas dans un an.

Raison 2 : Votre audience l’attend

Vous avez probablement une newsletter, des followers, des clients. Ils veulent ce que vous créez.

Ils l’attendent juste pas parfait. Ils l’attendent utile. Et ils vont vous le dire si ça ne fonctionne pas.

Alors écoutez-les. Itérez. Et ça deviendra parfait avec le temps.

 

Créer un SaaS : mon résumé IA en vidéo

 

Bonus INCROYABLE avec Claude : la création d’un dashboard interactif pour suivre son projet

L’une des choses que l’on sous-estime quand on crée un SaaS en solo, c’est le coût cognitif de garder en tête l’ensemble du projet. Qui fait quoi, dans quel ordre, ce qui est prêt, ce qui attend.

Avec Claude, vous pouvez générer ce type de tableau de bord interactif à partir de vos propres notes — brutes, imparfaites, en vrac. Il suffit de les lui soumettre et de lui demander de les organiser. Ce que vous voyez ci-dessous a été produit depuis mon brouillon de roadmap, sans design, sans développeur.

Voici l’aperçu du mien que j’ai copié collé :

Vue d’ensemble du projet · 68 pièges · Freemium SaaS

créer un saas éducatif

 

Un dernier mot

J’ai créé GrammaSprint parce que j’en avais marre de passer 30 heures par semaine à corriger des copies.

Pas parce que je rêvais de créer un SaaS. Pas parce que je voulais être dev. Mais parce que je voulais plus de temps. Plus de liberté. Plus d’impact.

Et voilà ce que j’ai découvert : en créant un SaaS, j’ai gagné tout ça. Et bien plus.

Vous pouvez faire la même chose.

Pas demain. Pas « un jour ». Maintenant.

Je suis curieuse de voir ce que vous allez créer vous aussi 😀

 

Et maintenant ?

Si vous avez l’impression de courir après le temps sans toujours savoir où concentrer vos efforts, ces mêmes outils IA peuvent quand même vous aider. 

➡️ Prenez donc 2 minutes, pour identifier plus clairement vos priorités actuelles en tant que formateur, afin d’y voir plus clair sur ce qui mérite réellement votre attention en ce moment.
(Le sondage s’ouvre sur une nouvelle page, depuis votre smartphone.) Ou alors version ordinateur ci-dessous :

 

6 réflexions sur “Créer un SaaS éducatif en No-Code sans aucune compétence (mon build in public)”

  1. Merci pour cette présentation et pour l’article. De mon côté, j’ai surtout utilisé le vibe coding pour développer des MVP. Comme tu le soulignes, je ne suis pas encore passé à l’échelle d’un SAAS, mais cette approche me permet déjà d’itérer rapidement et d’affiner les fonctionnalités.
    Pour l’instant, je me limite au vibe coding pour des sites statiques, c’est-à-dire des projets qui ne nécessitent pas de gestion de données personnelles, de transactions financières ou de création de comptes utilisateurs — des aspects qui exigent un niveau de sécurité bien plus élevé.
    Comme tu l’as mentionné, l’essentiel reste de bien définir le cahier des charges en amont.

  2. Magalie Vernet-Hanotaux

    J’adore ce format « parler vrai » ! Ca donne vraiment envie de se lancer. Les étapes sont claires et je pense qu’il suffit de vous suivre pour avancer. Merci de préciser le temps nécessaire. Je regrette toujours que les spécialistes IA simplifient à outrance sans prendre en compte que tout le monde ne maîtrise pas aussi bien qu’eux. Tenez nous au courtant de la réussite de votre saas !

  3. Asma ton article est complètement dingue !! Je suis impressionnée par la valeur de cet article !! Tu pourrais en faire une master mass ! Je suis hyper motivée pour créer mon premier SaaS

  4. Cet article est prodigieux!! Déjà je ne savais pas ce qu’était un SaaS! Maintenant je ne suis pas certaine d’avoir la patience d’en créer un (beaucoup de mal avec la technologie) mais tu m’as donné l’envie d’essayer! Je vais déjà télécharger ton ebook et reviendrai probablement plusieurs fois sur cet article qui devient une vraie référence pour moi!

  5. Hello,
    tu as bien piqué mon intérêt ! 🙂

    Je suis venue lire un peu par hasard : est-ce que ça m’intéresse ?
    J’avais un gros doute, mais je repars avec l’idée dans la tête : ça, c’est à faire quand je pourrai.

    Faut dire que c’est un domaine qui m’intéresse :
    j’ai déjà fait des fiches, des quizz, je suis une utilisatrice de Anki (j’ai un article sur le sujet), je me suis déjà demandée comment je pourrais faire un site « interactif » – sans avoir creusé plus que ça le sujet.

    Je fais de l’automatisation avec N8N.

    Les APP, je n’ai pas encore mis le nez là-dedans.
    Mais là, tu as réveillé un truc : ça va me trotter dans la tête maintenant. 🙂

  6. Super intéressant, merci pour ces informations! Ça remet les choses en questions par rapport à une formation en ligne. Faire en sorte que les gens reviennent pour s’appuyer sur les étapes précédentes. Dans le domaine de l’écriture, ça peut marcher aussi. Yapluka trouver la bonne idée 😉

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